mardi 1 juin 2010

part 3 : the island

Samedi soir, nous sommes arrivés sur l'île de Ko-phangan. Alpagués par une foule de taxis thaïlandais qui se battent pour toucher leur commission, et sans avoir de destination précise, on s'est dirigé vers Haad-Rin, la ville où se déroule la Full-moon-party.
Cette île est relativement petite, du coup je m'imaginais naïvement qu'on pourrait y faire la majorité des déplacements à pieds, et qu'il y serait facile de trouver son chemin. Ma désillusion fut de taille en réalisant que cette "petite ile" faisait tout de même environ 60 km2, avec des routes très vallonnées et de la jungle un peu partout.

On est donc arrivé à Haad-rin, ou on a été accueilli par une belle coupure d'électricité générale qui a durée 3-4 heures. Découragés par tant d'embûches, on s'est mis à rechercher la guesthouse la plus proche. On était fatigué et un peu déçu par l'aspect lugubre de cette ville nocturne qui avait l'air un peu délabrée et encore en construction. (ps: mais il faut admettre que, pour attirer plus de touristes, on construit de plus en plus de resorts au détriment de la nature et ce côté délabré montre que rien n'est naturellement beau ; l'homme intervient pour rendre qch plus acceptable, que c'est une étape par laquelle il faut passer, mais aussi que, de manière générale, on préfère ne pas voir la "laideur" ou la pauvreté et se focaliser sur les choses qu'on trouve belles... ok, j'arrête de philosopher!)

On a vite retrouvé le moral en rejoignant la plage vers les 21h où on a eu droit à un aperçu de ce à quoi peut ressembler une full-moon-party : de la musique à fond, des gens qui dansent sur les tables, des thaïlandais qui font du bâton du diable enflammé. Des mini stands identiques se succèdent les un après les autres et proposent des "buckets" : des petits sauts d'alcool pour la modique somme de 5€.
Tout est fait pour vous faire boire un maximum d'alcool, si vous avez prévu de boire un simple verre, après une rapide comparaison des rapports quantité/prix, vous finissez avec un bucket dans les mains... Et les vendeurs axent leurs arguments de ventes autour de baseline du style "no bucket, no honey, no boom-boom"
On a pu rentrer sain et sauf à notre chambre, aidés par la lumière car l'électricité était revenu entre-temps.

Le lendemain, on a loué un scooter pour visiter les alentours. Le scooter avait une grosse roue arrière avec crampons, ça nous a mis en confiance et on a tenté les petits sentier de forêts. On est rapidement revenu sur nos pas la queue entre les jambes... Ici, déjà les routes goudronnées sont terriblement pentues et dangereuses, alors ne parlons même pas des sentiers. On a fait une petite ballade, les montées étaient parfois telles que le scoot n'avançait plus qu'à 5km/h. Caro, à l'arrière, était prête à sauter du scooter à tout moment pour permettre de gagner de la reprise. Petite anecdote : un chien nous a "agressé" alors qu'on montait une pente. Afin de le faire déguerpir, Caro, très courageuse, a détourné son attention en lançant ... notre plan de la ville et de l'île (vous devinerez facilement qui a dû se dévouer pour retourner affronter le chien et récupérer la carte ...) !
Nous n'avons pu profiter du scooter et du paysage très longtemps, la nuit tombant déjà à 19h en Thaïlande.

Caro et moi avons rapidement élu notre "royaume du milk shake", un petit bistrot thai classique où ils servent les meilleurs jus, shakes, smoothies et où ils diffusent du Friends en VO (oui je sais, c'est pas très dépaysant, mais un retour aux sources fait parfois du bien quand même!)

Le lendemain, on a troqué notre hôtel au centre ville contre un resort au bord de la plage de Haad-Rin. Avantage : un beau jardin et une atmosphère relaxante, inconvénient : 10 minutes de marche sur la plage pour s'y rendre... Pendant le changement, Caro, écrasée par le poids de son gros sac de voyage à loupé une marche et s'est ouvert le petit doigt de pied. Manque de bol, on avait un planning très chargé, on devait rejoindre un bateau pour aller faire du snorkelling, du coup, dans la précipitation, on est allé à la clinique la plus proche. Ils ont facturé environ 50€ pour désinfecter, faire un bandage, et lui donner une boîte d'antibiotiques... Les fêtes du soir, l'alcool et le feux doivent former l'équation parfaite pour remplir les poches de cette clinique située à 50 mètres. Heureusement, Caro avait sa trousse de secours pour pouvoir se faire les bandages suivants (qui lui auraient coûté dans les 10 € à chaque fois). Un vrai Mc Gyver !

On est ensuite allé faire du snorkelling : de la plongée avec masque et tuba. La partie "plongée" ne nous a pas tant plus que ça, mais ça nous a permis de faire le tour de l'île en bateau. On s'arrêtait à quelques "resorts" (cabanons servant au logement des touristes) sur le chemin auxquels on accédait par la plage. Le staff sur le bateau était composé d'une famille thaïlandaise, le père conduisait, le fils de 30 ans faisait l'animation, et le petit frère de 12 ans aidait à amarrer les bateaux (je vous disais qu'il n'y a pas d'âge pour travailler en Thaïlande). Noix de coco, ananas, whisky-coca était pourvus par nos hôtesses de mer!

Dans ce pays où rien n'est cher, on aurait envie de ramener une tonne d'objets en tout genre, seulement voilà, ça coûte cher en transport. La problématique était donc la suivante : trouver quelque chose dont on a besoin, qui coûte relativement cher, et qui ne pèse presque rien. Caro est une experte en la matière, elle s'est achetée des lentilles de contact, des verres à lunettes et elle s'est fait couper les cheveux. (ps: Vince, pourquoi utilises-tu le terme "problématique" ? je te taquine!)

Le dernier jour, on a fait du jetski, j'ai adoré ! Apparemment en France il faut un permis pour conduire mais pas en Thaïlande (en fait, il faut un permis pour pas grand chose en Thaïlande), du coup on s'est éclaté, Caro était un peu timide au départ, puis à force de la provoquer, elle y est allé à fond sur le champignon, on a fait un beau bond en passant sur les vagues d'un autre jetski et elle s'est pris le guidon dans le nez à l'atterrissage (mais plus de peur que de mal finalement...)
Le soir, on est allé à une "pool-party" : pleins de gens réunis dans une piscine avec une ambiance électrique, les buckets étaient bien sûr au rendez-vous !

Notre séjour sur l'île fut agréable, relaxant, mais pas forcément notre préféré. Il y avait certes beaucoup d'activités, de jour comme de nuit, mais ce qui nous manquait peut-être fut la complicité entre Européens et Thais. On aurait dit qu'on se trouvait en Europe, où les employés sont des immigrés. On ressentait plus le clivage : d'un côté les riches, de l'autre les pauvres. On regrette donc le manque d'humanité dans les relations entre touristes et locaux qu'on a pu découvrir lorsqu'on était à Lopburi ou Inburi et même Bangkok.

On est finalement rentré à Bangkok, où la situation s'était un peu détendue (le couvre feu n'était plus à 20h mais à minuit, un vrai luxe). On a pu aller au gros centre commercial MBK (qui était jusqu'alors inaccessible) pour s'imprégner une dernière fois de la foule thaïlandaise.

De ce voyage, on aura appris beaucoup de choses. C'est agréable de constater qu'il est possible d'être heureux avec peu ; de rencontrer des gens souriants et surtout très humains malgré la pauvreté. Les éventuelles difficultés qu'on a rencontrées en Thaïlande (durée d'attente, durée de voyage, soins médicaux, coupure d'électricité, couvre-feux, protestations musclées -même si on est aussi forts pour çà en France ...) nous rappellent que nous avons de la chance de vivre dans un pays libre, développé, où tout semble naturel, couler de source. Nos différentes expériences et rencontres nous ont montré que nos acquis sociaux, toutes les facilités auxquelles on a droit ici ne le sont pas forcément dans beaucoup de pays. La Thaïlande (où on a moins de chance de se faire agresser qu'en France), est un exemple d'humilité, de respect, d'honnêteté, d'espoir ...




notre resort au bord de la plage, il y avait des noix de coco aux arbres... ça me fait penser qu'on a oublié notre challenge d'essayer d'en cueillir




Là-bas il fait chaud, on boit l'eau du coco




le tour en bateau autour de l'ile, génial








ça a ptet couté 50€, mais au moins il est bien fait ce pansement, non?




Caro en train d'essayer de relever le pari impossible de faire du snorkelling sans mouiller sa blessure au pied




ouf, hein !?




notre resort, squatté par une thai qui sort de je n'sais où... Ah non c'est toi Caro !









Et c'est toi qui me fais des leçons de moral sur l'alcool ??




Toei, un ami thailandais de Caro (eh ouais, nous on squatte avec les locaux t'as vu!)








ballade à l'arrière d'un pick-up




aprèm passée au royaume du shake
























la fiesta on the beach à Ko-phangan
















Merci Caro de m'avoir donné l'occasion de me produire sur la scène Thaïlandaise :)




Ca se voit pas, mais ils se foutaient tous de ma gueule parce que j'étais pas capable de tenir plus d'1 seconde




Les professeurs avec qui Caro a fait son chantier humanitaire l'an dernier

samedi 22 mai 2010

part 2 : country paradise

Notre aventure continue au pays ou les flaques d'eau sont chaudes.

La thailande est une societe de ventilateurs, il y'en a partout : dans les chambres, les boutiques, les trains, meme les gens se baladent parfois avec un ventilateur a la main. Caro adore les ventilos mais deteste la climatisation. Pour une fois qu elle a chaud, faut qu'ils foutent la clim !! Nous avons d'ailleurs eu un debat a ce sujet: Caro pense que la clim rend malade et je pense que c'est le ventilo qui rend malade. A ce propos, j'ai reussi a attraper le rhume ici et j'aurai carrement pu faire un concert avec les elephants !!

Nous sommes alles a Kanchanaburi mardi. C'est une petite ville a 3 heures de route a l'ouest de bangkok ou se trouve le fameux pont de la riviere Kwai. Nous avons trouve par hasard une guesthouse geniale ("Jolly Frog"), presque 3 fois moins chere que celle que nous avions sur bangkok (200 baht pour 2 personnes, soit 5 euros), avec un jardin compose de chaises longues et hamac, et un lac a cote.

On a loue un scooter, ce fut l'occasion de vivre le quotidien du thailandais. Nous sommes alles visiter le pont, Caro, qui a peur du vide et de l'eau, etait tetanisee a chaque fois qu'un passant venait en sens inverse (il n'y a pas de barriere, on peut assez facilement tomber). On est ensuite alle a Tesco, un grand centre commercial, il n'y avait quasiment aucun touriste, je flashai a 50 metres a la ronde. Caro n'a pas ce probleme, tant qu'elle ne laisse pas entendre son "lovely french accent", les thai la prennent pour une thai.

Rouler en scooter en Thailande est une experience amusante, on se retrouve en troupeaux devant les feux rouges. Beaucoup ne portent pas de casques, et certains roulent a 2 ou a 3. Nous avons demande notre chemin a une Thai qui roulait avec son enfant. Les Thailandais (et les Asiatiques du Sud-Est en general) semblent accorder moins d'importance a la securite routiere que les Occidentaux. Ou alors c'est nous qui faisons trop de chichi. C'etait egalement surprenant de voir les eleves, rentrant de l'ecole, debout a l'arriere du bus (comme les eboueurs chez nous) ou bien de les voir descendre du bus encore en mouvement. Inimaginable en France! Ici, le danger sur la route est une banalite. Caro a manque de peu de se faire renverser par un scooter (quand Caroline mange des chips, ou mange tout court, plus rien n'existe), il s'est simplement arrete et a soupire "oh my god" avec le sourire aux levres. J'imagine la salve d'insultes qu'elle aurait subi chez nous ;). Les thai, devant faire face a ce foutoir routier sont devenus des conducteurs hors pairs. Ils sont capables de se faufiler entre 2 voitures roulant cote a cote.

Mercredit fut une journee paradisiaque. Notre excursion a demarre avec une balade a dos d'elephant. On etait assis cote a cote sur un siege bancal de 2 places. Le dresseur m'a fait monte sur la tete, puis nous sommes passes par une riviere. Je pestais interieurement contre le dresseur a qui j'avais demande si je ferais mieux de laisser mon sac contenant papiers, argent, camera sur la terre ferme et qui m'a dit "No problem, no problem" (m'a t-il vraiment compris), mais c'etait genial, caro aurait bien aime monte sur la tete aussi. Elle trouvait ca sexiste, pourquoi une femme ne pourrait elle pas monter sur une tete d'elephant ? elles ont tout comme nous le gout du risque et savent gerer le danger (un pistolet est braque sur ma tempe a l'instant ou j'ecris ces mots)
On a ensuite fait du rafting sur radeau, avec rien que la nature autour de nous. On a pu se baigner tout habille dans l'eau presque trop chaude. Et ce fut aussi l'occasion de discuter avec des gens tres sympas, dont un belge qui savait parler thai, et un israelien qui ressemblait a Said de Lost !
On a vu ensuite les cascades "Erewan", c'est un grand espace naturel avec 7 points d'eau. Il faut a chaque fois grimper pour acceder a la suivante. L'eau y est bleu turquoise et les poissons nous y mangeaient les peaux mortes. J'ai eu la chance d'assister au spectacle hilarant de Caro nageant avec des cris horrifies.
On a fini la journee en prenant le train sur le pont de la riviere kwai, mais nous etions fatigues et j'avais mal au crane.
Notre guide etait un "ladybody" (transexuel) extravertie et tres drole. Les ladyboy sont monnaie courante en thailande, ils sont tres bien integres dans la societe. Caro et moi utilisions le nom de code "amanda" pour pouvoir en parler en toute discretion.

Nous sommes rentres en bus a bangkok le soir. Nous avons trouve la ville completement inanimee. Les rues qui etait habituellement rempli de boui-boui et de passants etaient presques vides. Nous avons trouve un vieux monsieur europeen qui avait des airs d'oracle, une barbe et le crane degarni (voir le savant fou dans tintin et l'etoile mysterieuse) pour lui demander ce qu'il se passait, voila ce qu'il nous a dit :
"You have no idea about what's hapenning, do you?? it's waaar, there's a curfew, everybody has to go home after 8PM, army can shoot you if they see you outside. Don't be stupide, i don't want to see your dead body in the street"

Nous avons donc essaye d'eviter bangkok autant que possible a partir de ce moment la (bangkok sans boui-boui c'est un peu comme un chanteur sans micro)
Jeudi, nous sommes alles a Lopburi le jour suivant, la ville des singes. C'est marrant, on y voit des singes sur les voitures ou grimper sur les panneaux electriques. Vendredi, on est alle rendre visite aux professeurs de l'ecole ou Caro avait fait son chantier. On a ete accueilli normalement (ce qui en thailande veut dire, comme des rois).

Voila, nous sommes maintenant arrives a Ko-phangan, l'ile de la "full-moon party".
On essaiera de redonner encore des news a la fin du voyage

Kapum-Krap ! (version phonetique de "merci" en thailandais)

PS: J'espere que vous avez apprecie ce post qui nous a coute 2 Baht la minute. En plus, on a fait l'effort d'ecrire en francais!





1 milk-shake : 40 bahts,
1 salade de fruits : 50 bahts,
des toast beurre confiture : 40 bahts
riz boeuf sauce poivre : 40 bahts
total : 3.80 euros




inburi : la maison ou caro a habite durant son chantier humanitaire de 2 mois




les arbres sont beaux en asie... je voudrais le meme en miniature pour mon appart !




inburi, un petit village paume dans la campagne ou les locaux me regardaient comme un extra-terrestre




a lopburi, ce sont les singes qui font la loi








en thailande, l'expression "sauter d'un train a un autre" prend tout son sens...




qui a dit que ce sont les mecs qui sont bordeliques ?




ici, les racailles ne taguent pas sur les arrets de bus mais sur les bambous




Errewan watterfalls, un paradis sur terre




luxe, calme et volupte




ben voila caro t'es contente, t'a ete sur la tete de l'elephant




notre moyen de transport a kanchanaburi




envie de vous baigner sans faire d'effort, prenez un elephant (douche reguliere toute les 5 minutes avec la trompe)




"oh yeee, le pauvre... jsuis sur qu'il a trop mal..."
"mais non, caro il a l'habitude..."




jolly frog, une adresse incontournable pour les futurs kanchanaburiens




caro voulait vous faire croire qu'on etait parti en californie... mais jlui ai dit que ca marcherai jamais




Caro sur le pont de la riviere kwai
(elle fait la fiere la, mais 2 minutes apres, elle etait tetanisee en train de s'accrocher a moi)
il arrive que le train passe sur le pont, et les touristes sur le pont doivent se depecher d'atteindre une des plateformes sur le cote, je vous ai dit que le danger est omnipresent en thailande




le "long river kwai"
(tres fort en alcool)




super restau flottant a cote du pont de la riviere kwai



lundi 17 mai 2010

part 1 : Metropolis

After 21 exhausting hours of travel (lost in airports, scammed by shops and roasted in Qatar), we finally arrived in the gigantic city of Bangkok on tuesday 7PM.
It seems that this city suffers from a bad reputation, accused of being vicious, polluted, over-crowded. For us this city is warm, cosy, friendly and charming. We came in koh-san area, which is very busy and famous for the night life and tourists. Things are very messy, scooters drive without helmet, people walk on the road (so does Caro).

But once you enter in the little streets, you see charming landscapes of people cooking thai food on the pavement under beautiful vegetation covering the street while an old man carying a big box of fish pass by. Thai people are poor but they look like they don't expect anything more about life. They don't look in a rush, you never hear any honk (despite there could be a lot), people are always smilling. When you ask for help, they do their best to solve your problem even tough they don't speak good english. By the way I'm getting better and better in speaking with gestures (caro wants to call it 'body language' but it's has too many sexual connotations). Caro 's also teaching me the art of negociation. She's capable of reducing half of the price of anything thai people propose to her.

We went to see something called "ping pong show", it's some girls on a stage doing impressive performances with their body. (one of the performance includes ping pong balls). The atmosphere is nice, girls speak with the staff while dancing on stage. It's not too serious and perverse as it could be in some country. Although we can imagine the girls are not having so much fun. We can't let you see pictures of it as staff wouldn't let us take any (which is completely understandable)

The culture difference is a real shock, the body has trouble to adapt to this environment. Even when asking "not so spicy", you mouth is on fire. Everything has a different taste than what we're used too, our body is sweety 24hours a day (even after showering)

Plans for next days :
Kanchanabury (the famous "pont de la riviere kway")
Ayutaya , walk around on elephant's back
southern island

Kisses to everyone

Caro and Vinc

our first "tuk tuk" travel. (it has been modernized since the one you can see in tintin "le lotus bleu")


we were told many times to avoid ice cubes, but it's impossible, they are everywhere.


some canadians dragged us into this nightclub. Those place are always funnier abroad (good opportunity to see caro drinking in some stranger's bottle in the street and vincent dancing on techno music)


Bangkok grand palace (miniature of Angkor temple)


no vinc... you still look like a tourist




why do i think that this has been made with flash ?


some scary food in thailand



caro ran out of money, she had to get a job (the kind of job that unfortunately made thailand famous)


usual mess in Ko-san area


caro walking alone at my research (probably in some naughty bar... lol)


caro and vinc : loyalty against anarchy
we have chosen our side