Samedi soir, nous sommes arrivés sur l'île de Ko-phangan. Alpagués par une foule de taxis thaïlandais qui se battent pour toucher leur commission, et sans avoir de destination précise, on s'est dirigé vers Haad-Rin, la ville où se déroule la Full-moon-party.
Cette île est relativement petite, du coup je m'imaginais naïvement qu'on pourrait y faire la majorité des déplacements à pieds, et qu'il y serait facile de trouver son chemin. Ma désillusion fut de taille en réalisant que cette "petite ile" faisait tout de même environ 60 km2, avec des routes très vallonnées et de la jungle un peu partout.
On est donc arrivé à Haad-rin, ou on a été accueilli par une belle coupure d'électricité générale qui a durée 3-4 heures. Découragés par tant d'embûches, on s'est mis à rechercher la guesthouse la plus proche. On était fatigué et un peu déçu par l'aspect lugubre de cette ville nocturne qui avait l'air un peu délabrée et encore en construction. (ps: mais il faut admettre que, pour attirer plus de touristes, on construit de plus en plus de resorts au détriment de la nature et ce côté délabré montre que rien n'est naturellement beau ; l'homme intervient pour rendre qch plus acceptable, que c'est une étape par laquelle il faut passer, mais aussi que, de manière générale, on préfère ne pas voir la "laideur" ou la pauvreté et se focaliser sur les choses qu'on trouve belles... ok, j'arrête de philosopher!)
On a vite retrouvé le moral en rejoignant la plage vers les 21h où on a eu droit à un aperçu de ce à quoi peut ressembler une full-moon-party : de la musique à fond, des gens qui dansent sur les tables, des thaïlandais qui font du bâton du diable enflammé. Des mini stands identiques se succèdent les un après les autres et proposent des "buckets" : des petits sauts d'alcool pour la modique somme de 5€.
Tout est fait pour vous faire boire un maximum d'alcool, si vous avez prévu de boire un simple verre, après une rapide comparaison des rapports quantité/prix, vous finissez avec un bucket dans les mains... Et les vendeurs axent leurs arguments de ventes autour de baseline du style "no bucket, no honey, no boom-boom"
On a pu rentrer sain et sauf à notre chambre, aidés par la lumière car l'électricité était revenu entre-temps.
Le lendemain, on a loué un scooter pour visiter les alentours. Le scooter avait une grosse roue arrière avec crampons, ça nous a mis en confiance et on a tenté les petits sentier de forêts. On est rapidement revenu sur nos pas la queue entre les jambes... Ici, déjà les routes goudronnées sont terriblement pentues et dangereuses, alors ne parlons même pas des sentiers. On a fait une petite ballade, les montées étaient parfois telles que le scoot n'avançait plus qu'à 5km/h. Caro, à l'arrière, était prête à sauter du scooter à tout moment pour permettre de gagner de la reprise. Petite anecdote : un chien nous a "agressé" alors qu'on montait une pente. Afin de le faire déguerpir, Caro, très courageuse, a détourné son attention en lançant ... notre plan de la ville et de l'île (vous devinerez facilement qui a dû se dévouer pour retourner affronter le chien et récupérer la carte ...) !
Nous n'avons pu profiter du scooter et du paysage très longtemps, la nuit tombant déjà à 19h en Thaïlande.
Caro et moi avons rapidement élu notre "royaume du milk shake", un petit bistrot thai classique où ils servent les meilleurs jus, shakes, smoothies et où ils diffusent du Friends en VO (oui je sais, c'est pas très dépaysant, mais un retour aux sources fait parfois du bien quand même!)
Le lendemain, on a troqué notre hôtel au centre ville contre un resort au bord de la plage de Haad-Rin. Avantage : un beau jardin et une atmosphère relaxante, inconvénient : 10 minutes de marche sur la plage pour s'y rendre... Pendant le changement, Caro, écrasée par le poids de son gros sac de voyage à loupé une marche et s'est ouvert le petit doigt de pied. Manque de bol, on avait un planning très chargé, on devait rejoindre un bateau pour aller faire du snorkelling, du coup, dans la précipitation, on est allé à la clinique la plus proche. Ils ont facturé environ 50€ pour désinfecter, faire un bandage, et lui donner une boîte d'antibiotiques... Les fêtes du soir, l'alcool et le feux doivent former l'équation parfaite pour remplir les poches de cette clinique située à 50 mètres. Heureusement, Caro avait sa trousse de secours pour pouvoir se faire les bandages suivants (qui lui auraient coûté dans les 10 € à chaque fois). Un vrai Mc Gyver !
On est ensuite allé faire du snorkelling : de la plongée avec masque et tuba. La partie "plongée" ne nous a pas tant plus que ça, mais ça nous a permis de faire le tour de l'île en bateau. On s'arrêtait à quelques "resorts" (cabanons servant au logement des touristes) sur le chemin auxquels on accédait par la plage. Le staff sur le bateau était composé d'une famille thaïlandaise, le père conduisait, le fils de 30 ans faisait l'animation, et le petit frère de 12 ans aidait à amarrer les bateaux (je vous disais qu'il n'y a pas d'âge pour travailler en Thaïlande). Noix de coco, ananas, whisky-coca était pourvus par nos hôtesses de mer!
Dans ce pays où rien n'est cher, on aurait envie de ramener une tonne d'objets en tout genre, seulement voilà, ça coûte cher en transport. La problématique était donc la suivante : trouver quelque chose dont on a besoin, qui coûte relativement cher, et qui ne pèse presque rien. Caro est une experte en la matière, elle s'est achetée des lentilles de contact, des verres à lunettes et elle s'est fait couper les cheveux. (ps: Vince, pourquoi utilises-tu le terme "problématique" ? je te taquine!)
Le dernier jour, on a fait du jetski, j'ai adoré ! Apparemment en France il faut un permis pour conduire mais pas en Thaïlande (en fait, il faut un permis pour pas grand chose en Thaïlande), du coup on s'est éclaté, Caro était un peu timide au départ, puis à force de la provoquer, elle y est allé à fond sur le champignon, on a fait un beau bond en passant sur les vagues d'un autre jetski et elle s'est pris le guidon dans le nez à l'atterrissage (mais plus de peur que de mal finalement...)
Le soir, on est allé à une "pool-party" : pleins de gens réunis dans une piscine avec une ambiance électrique, les buckets étaient bien sûr au rendez-vous !
Notre séjour sur l'île fut agréable, relaxant, mais pas forcément notre préféré. Il y avait certes beaucoup d'activités, de jour comme de nuit, mais ce qui nous manquait peut-être fut la complicité entre Européens et Thais. On aurait dit qu'on se trouvait en Europe, où les employés sont des immigrés. On ressentait plus le clivage : d'un côté les riches, de l'autre les pauvres. On regrette donc le manque d'humanité dans les relations entre touristes et locaux qu'on a pu découvrir lorsqu'on était à Lopburi ou Inburi et même Bangkok.
On est finalement rentré à Bangkok, où la situation s'était un peu détendue (le couvre feu n'était plus à 20h mais à minuit, un vrai luxe). On a pu aller au gros centre commercial MBK (qui était jusqu'alors inaccessible) pour s'imprégner une dernière fois de la foule thaïlandaise.
De ce voyage, on aura appris beaucoup de choses. C'est agréable de constater qu'il est possible d'être heureux avec peu ; de rencontrer des gens souriants et surtout très humains malgré la pauvreté. Les éventuelles difficultés qu'on a rencontrées en Thaïlande (durée d'attente, durée de voyage, soins médicaux, coupure d'électricité, couvre-feux, protestations musclées -même si on est aussi forts pour çà en France ...) nous rappellent que nous avons de la chance de vivre dans un pays libre, développé, où tout semble naturel, couler de source. Nos différentes expériences et rencontres nous ont montré que nos acquis sociaux, toutes les facilités auxquelles on a droit ici ne le sont pas forcément dans beaucoup de pays. La Thaïlande (où on a moins de chance de se faire agresser qu'en France), est un exemple d'humilité, de respect, d'honnêteté, d'espoir ...
Cette île est relativement petite, du coup je m'imaginais naïvement qu'on pourrait y faire la majorité des déplacements à pieds, et qu'il y serait facile de trouver son chemin. Ma désillusion fut de taille en réalisant que cette "petite ile" faisait tout de même environ 60 km2, avec des routes très vallonnées et de la jungle un peu partout.
On est donc arrivé à Haad-rin, ou on a été accueilli par une belle coupure d'électricité générale qui a durée 3-4 heures. Découragés par tant d'embûches, on s'est mis à rechercher la guesthouse la plus proche. On était fatigué et un peu déçu par l'aspect lugubre de cette ville nocturne qui avait l'air un peu délabrée et encore en construction. (ps: mais il faut admettre que, pour attirer plus de touristes, on construit de plus en plus de resorts au détriment de la nature et ce côté délabré montre que rien n'est naturellement beau ; l'homme intervient pour rendre qch plus acceptable, que c'est une étape par laquelle il faut passer, mais aussi que, de manière générale, on préfère ne pas voir la "laideur" ou la pauvreté et se focaliser sur les choses qu'on trouve belles... ok, j'arrête de philosopher!)
On a vite retrouvé le moral en rejoignant la plage vers les 21h où on a eu droit à un aperçu de ce à quoi peut ressembler une full-moon-party : de la musique à fond, des gens qui dansent sur les tables, des thaïlandais qui font du bâton du diable enflammé. Des mini stands identiques se succèdent les un après les autres et proposent des "buckets" : des petits sauts d'alcool pour la modique somme de 5€.
Tout est fait pour vous faire boire un maximum d'alcool, si vous avez prévu de boire un simple verre, après une rapide comparaison des rapports quantité/prix, vous finissez avec un bucket dans les mains... Et les vendeurs axent leurs arguments de ventes autour de baseline du style "no bucket, no honey, no boom-boom"
On a pu rentrer sain et sauf à notre chambre, aidés par la lumière car l'électricité était revenu entre-temps.
Le lendemain, on a loué un scooter pour visiter les alentours. Le scooter avait une grosse roue arrière avec crampons, ça nous a mis en confiance et on a tenté les petits sentier de forêts. On est rapidement revenu sur nos pas la queue entre les jambes... Ici, déjà les routes goudronnées sont terriblement pentues et dangereuses, alors ne parlons même pas des sentiers. On a fait une petite ballade, les montées étaient parfois telles que le scoot n'avançait plus qu'à 5km/h. Caro, à l'arrière, était prête à sauter du scooter à tout moment pour permettre de gagner de la reprise. Petite anecdote : un chien nous a "agressé" alors qu'on montait une pente. Afin de le faire déguerpir, Caro, très courageuse, a détourné son attention en lançant ... notre plan de la ville et de l'île (vous devinerez facilement qui a dû se dévouer pour retourner affronter le chien et récupérer la carte ...) !
Nous n'avons pu profiter du scooter et du paysage très longtemps, la nuit tombant déjà à 19h en Thaïlande.
Caro et moi avons rapidement élu notre "royaume du milk shake", un petit bistrot thai classique où ils servent les meilleurs jus, shakes, smoothies et où ils diffusent du Friends en VO (oui je sais, c'est pas très dépaysant, mais un retour aux sources fait parfois du bien quand même!)
Le lendemain, on a troqué notre hôtel au centre ville contre un resort au bord de la plage de Haad-Rin. Avantage : un beau jardin et une atmosphère relaxante, inconvénient : 10 minutes de marche sur la plage pour s'y rendre... Pendant le changement, Caro, écrasée par le poids de son gros sac de voyage à loupé une marche et s'est ouvert le petit doigt de pied. Manque de bol, on avait un planning très chargé, on devait rejoindre un bateau pour aller faire du snorkelling, du coup, dans la précipitation, on est allé à la clinique la plus proche. Ils ont facturé environ 50€ pour désinfecter, faire un bandage, et lui donner une boîte d'antibiotiques... Les fêtes du soir, l'alcool et le feux doivent former l'équation parfaite pour remplir les poches de cette clinique située à 50 mètres. Heureusement, Caro avait sa trousse de secours pour pouvoir se faire les bandages suivants (qui lui auraient coûté dans les 10 € à chaque fois). Un vrai Mc Gyver !
On est ensuite allé faire du snorkelling : de la plongée avec masque et tuba. La partie "plongée" ne nous a pas tant plus que ça, mais ça nous a permis de faire le tour de l'île en bateau. On s'arrêtait à quelques "resorts" (cabanons servant au logement des touristes) sur le chemin auxquels on accédait par la plage. Le staff sur le bateau était composé d'une famille thaïlandaise, le père conduisait, le fils de 30 ans faisait l'animation, et le petit frère de 12 ans aidait à amarrer les bateaux (je vous disais qu'il n'y a pas d'âge pour travailler en Thaïlande). Noix de coco, ananas, whisky-coca était pourvus par nos hôtesses de mer!
Dans ce pays où rien n'est cher, on aurait envie de ramener une tonne d'objets en tout genre, seulement voilà, ça coûte cher en transport. La problématique était donc la suivante : trouver quelque chose dont on a besoin, qui coûte relativement cher, et qui ne pèse presque rien. Caro est une experte en la matière, elle s'est achetée des lentilles de contact, des verres à lunettes et elle s'est fait couper les cheveux. (ps: Vince, pourquoi utilises-tu le terme "problématique" ? je te taquine!)
Le dernier jour, on a fait du jetski, j'ai adoré ! Apparemment en France il faut un permis pour conduire mais pas en Thaïlande (en fait, il faut un permis pour pas grand chose en Thaïlande), du coup on s'est éclaté, Caro était un peu timide au départ, puis à force de la provoquer, elle y est allé à fond sur le champignon, on a fait un beau bond en passant sur les vagues d'un autre jetski et elle s'est pris le guidon dans le nez à l'atterrissage (mais plus de peur que de mal finalement...)
Le soir, on est allé à une "pool-party" : pleins de gens réunis dans une piscine avec une ambiance électrique, les buckets étaient bien sûr au rendez-vous !
Notre séjour sur l'île fut agréable, relaxant, mais pas forcément notre préféré. Il y avait certes beaucoup d'activités, de jour comme de nuit, mais ce qui nous manquait peut-être fut la complicité entre Européens et Thais. On aurait dit qu'on se trouvait en Europe, où les employés sont des immigrés. On ressentait plus le clivage : d'un côté les riches, de l'autre les pauvres. On regrette donc le manque d'humanité dans les relations entre touristes et locaux qu'on a pu découvrir lorsqu'on était à Lopburi ou Inburi et même Bangkok.
On est finalement rentré à Bangkok, où la situation s'était un peu détendue (le couvre feu n'était plus à 20h mais à minuit, un vrai luxe). On a pu aller au gros centre commercial MBK (qui était jusqu'alors inaccessible) pour s'imprégner une dernière fois de la foule thaïlandaise.
De ce voyage, on aura appris beaucoup de choses. C'est agréable de constater qu'il est possible d'être heureux avec peu ; de rencontrer des gens souriants et surtout très humains malgré la pauvreté. Les éventuelles difficultés qu'on a rencontrées en Thaïlande (durée d'attente, durée de voyage, soins médicaux, coupure d'électricité, couvre-feux, protestations musclées -même si on est aussi forts pour çà en France ...) nous rappellent que nous avons de la chance de vivre dans un pays libre, développé, où tout semble naturel, couler de source. Nos différentes expériences et rencontres nous ont montré que nos acquis sociaux, toutes les facilités auxquelles on a droit ici ne le sont pas forcément dans beaucoup de pays. La Thaïlande (où on a moins de chance de se faire agresser qu'en France), est un exemple d'humilité, de respect, d'honnêteté, d'espoir ...
notre resort au bord de la plage, il y avait des noix de coco aux arbres... ça me fait penser qu'on a oublié notre challenge d'essayer d'en cueillir
Là-bas il fait chaud, on boit l'eau du coco
le tour en bateau autour de l'ile, génial
ça a ptet couté 50€, mais au moins il est bien fait ce pansement, non?
Caro en train d'essayer de relever le pari impossible de faire du snorkelling sans mouiller sa blessure au pied
ouf, hein !?
notre resort, squatté par une thai qui sort de je n'sais où... Ah non c'est toi Caro !
Et c'est toi qui me fais des leçons de moral sur l'alcool ??
Toei, un ami thailandais de Caro (eh ouais, nous on squatte avec les locaux t'as vu!)
ballade à l'arrière d'un pick-up
aprèm passée au royaume du shake
la fiesta on the beach à Ko-phangan
Merci Caro de m'avoir donné l'occasion de me produire sur la scène Thaïlandaise :)
Ca se voit pas, mais ils se foutaient tous de ma gueule parce que j'étais pas capable de tenir plus d'1 seconde
Les professeurs avec qui Caro a fait son chantier humanitaire l'an dernier
